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ONBA : London calling !

CONCERTS – Paul Daniel est de retour à la tête de l’ONBA avec un programme hommage à la capitale britannique. En soliste de ces deux soirées : le pétulant Nemanja Radulovic.
Le contrat de Paul Daniel avec le West Australian Symphony Orchestra ayant pris fin en décembre, voilà le directeur musical de l’Orchestre National Bordeaux-Aquitaine plus libre. Le Britannique retrouve la phalange bordelaise pour deux concerts et un programme célébrant la ville de… Londres ! La « London Suite » d’Eric Coates fera écho à la symphonie n°104 de Joseph Haydn dite « Londres ». Le violoniste Nemanja Radulovic jouera le second Concerto de Mendelssohn, un grand admirateur de la culture anglaise.
Mais qui est Eric Coates ? « Personne ne le connait ici », s’amuse Paul Daniel, qui se défend à peine de vouloir élargir notre culture musicale britannique. « Eric Coates (1886-1957) est un compositeur très populaire en Angleterre. Il a écrit de nombreuses pièces pour orchestre qui ont été utilisées comme indicatifs pour la radio dans les années 1930-1940. Certaines sont encore utilisées par la BBC ! A cette époque où la pratique musicale amateur était très forte, ses œuvres sont rapidement publiées et transcrites pour trois ou quatre musiciens. Le compositeur Edward Elgar admirait beaucoup son travail. ». Difficile de trouver un équivalent français à Eric Coates, à la fois savant et populaire, soutenu par un aîné bien plus connu que lui. On pense à Paul Dukas, l’auteur de « L’Apprenti Sorcier » et de nombreuses œuvres méconnues, qui fut soutenu par Camille Saint-Saens.

La « London Suite » de Coates révèle la fascination de l’auteur pour l’énergie de la capitale britannique, tout comme la dernière symphonie de Haydn : « Quand Haydn arrive à Londres, explique Paul Daniel, il y est accueilli en star. Il est fasciné par la ville, son architecture, sa richesse, ses monuments. En 1795, elle est la cité la plus peuplée du monde. Cette expérience change sa musique et l’on peut reconnaître le son des cloches de l’abbaye de Westminster… que l’on entend aussi dans le premier mouvement de la « London Suite » de Coates. » Les mélomanes pourront identifier aisément les huit notes du carillon de Big Ben.
Le virtuose Nemanja Radulovic
Entre ces deux hommages à Londres, l’ONBA donnera le Concerto pour violon n°2 de Felix Mendelssohn, un tube. Le bouillonnant soliste Nemanja Radulovic, avec son blouson de cuir et ses cheveux longs, ne tira probablement pas le célèbre Concerto de Mendelssohn vers la sobriété. « La sobriété, non ! La virtuosité plutôt », s’amuse Paul Daniel qui partagera le devant de la scène avec le violoniste pour la première fois. « Mendelssohn était un enfant prodigue. Comme Coates, il semble composer avec une facilité déconcertante. Il peut écrire un feu d’artifice en un claquement de doigts »

Mercredi 22 et jeudi 23 janvier, 20 h, Auditorium, 9 cours G. Clemenceau. 8 à 35 €. 05 56 00 85 95. 
Nouveau CD de Nemanja Radulovic : »Paganini fantasy » (DG)
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1 COMMENTAIRE

  1. […] Séverine Garnier23 janvier 2014CritiquesEvenements COMPTE-RENDU – Paul Daniel dirigeait pour la première fois le violoniste franco-serbe. Succès. Eric Coates est un représentant d’un genre musical appelé « Light music », musique symphonique facile, moins sérieuse, que les grincheux traduiront par… musique d’ascenseur. Loin de la musak, sa « London Suite » évoque la comédie musicale à la My Fair Lady, aux mélodies sucrées, sautillantes et très cuivrées. On entend clairement Big Ben, le va-etvient des passants et des camelots du marché. On s’attend meme à voir descendre Mary Poppins sur la scène de l’auditorium !  Le violoniste franco-serbe Nemanja Radulovic était aux anges : « la rencontre avec le chef Paul Daniel s’est faite hier et c’est l’une des plus belles de ma vie » a-t-il déclaré après le Concerto de Mendelssohn dans lequel il prodigue de la douceur comme contraste à sa virtuosité, une réussite qui justifie à elle-seule sa bonne humeur. Les phrases qu’il dicte à violon ressemble à une voix humaine, enjouée et blagueuse. En bis, il a joué en solo le Caprice N°24 de Paganini dans la version arrangée de Leopold Auer. On s’amuse parfois moins dans la symphonie n°104 de Haydn et Paul Daniel – décidément homme de contrastes – doit dresser son grand corps énergique pour ramener les cordes au rythme de l’andante. Les bois – admirables comme souvent – rappellent vite l’espièglerie de Haydn. Mercredi soir à l’auditorium de Bordeaux.Article publié dans le journal Sud Ouest.Lire la présentation du concert. […]

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