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Concert franco-bulgare à l’UNESCO : quand la musique se fait ambassadrice

COMPTE-RENDU –  Avec pour vocation la célébration des 140 ans de relations diplomatiques franco-bulgares, le concert donné le lundi 16 décembre 2019 à la maison de l’UNESCO a captivé les spectateurs qui se sont déplacés en nombre malgré les grèves. Le mérite en revient pour beaucoup à Suzanna Klintcharov, harpiste soliste charismatique.

Ecouter un concert à la maison de l’UNESCO (le siège de l’organisation internationale, située dans le 7e arrondissement parisien) n’est pas dans les habitudes de tous les mélomanes. D’ailleurs, le bâtiment même n’est pas connu de tous les parisiens. Son style, de type brutaliste, utilise abondamment le béton armé et puise son inspiration dans le patrimoine architectural de divers pays membres. La première impression qui se dégage de la salle de concert est une grande puissance et une certaine froideur, à l’opposé de son acoustique, particulièrement chaleureuse, avec notamment des graves extrêmement amples. Le lieu se révélera tout à fait adapté à un petit ensemble à cordes.

Le concert de ce lundi 16 décembre alliait musique et vidéo et cadrait ainsi parfaitement avec l’esprit du lieu, basé, par nature, sur la coopération. Côté musique, le choix s’est logiquement porté sur des compositeurs français et bulgares ayant vécu lors de ces 140 dernières années. Debussy, Roussel, Tournier sont des classiques. Les compositeurs bulgares (Kazandjiev, Ikonomov, Arnaoudov, Georgiev) étaient pour certains des découvertes. La programmation, cohérente et exigeante, fût portée par l’Orchestre de chambre Orpheus NBU dirigé par Martin Georgiev, sage et sérieux. La touche de folie fût amenée par Suzanna Klintcharov, autant par son jeu expressif que par sa présence scénique et ses entrées / sorties, flamboyantes.

Projetée au dessus de l’orchestre, la vidéo signée Liudmil Christov présentait les fresques de l’église de Boyana, en Bulgarie. Suffisamment discrète pour ne pas gêner l’écoute, elle apportait un contrepoint appréciable aux œuvres, notamment bulgares. Une soirée sans fausse note.

La Part des anges
Orchestre de chambre Orpheus NBU,
Martin Georgiev, direction
Suzanna Klintcharov, harpe
Maison de l’UNESCO, le lundi 16 décembre

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