AccueilA la UneLe Bach chatoyant d'Andreas Staier

Le Bach chatoyant d’Andreas Staier

DISQUE – Le claveciniste allemand Andreas Staier vient de graver une somptueuse interprétation du second livre du Clavier bien tempéré de Johann Sebastian Bach, chez Harmonia Mundi.

Certaines œuvres atteignent une telle perfection qu’elles représentent une source d’inspiration infinie pour les musiciens et les mélomanes. Le Clavier bien tempéré de Johann Sebastian Bach (1685-1750) fait partie de ces monuments incontournables pour tous les claviéristes, qu’ils soient pianistes ou clavecinistes.

Cette somme, divisée en deux livres, comprenant chacun une série de 24 préludes et fugues, fut pensée comme une œuvre didactique “pour la pratique et le profit des jeunes musiciens désireux de s’instruire et pour la jouissance de ceux qui sont déjà rompus à cet art”. Les préludes et fugues sont organisés en diptyques, construits dans chacun des 12 demi-tons de la gamme chromatique.

Aux préludes la rigueur de la forme, et à la fugue le liberté de l’imagination. Sur le papier, on se dit que cela doit être bien aride, et pas nécessairement fait pour être écouté comme un cycle, mais entre les mains expertes d’un grand musicien, l’œuvre prend vie pour notre plus grande joie.

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Retour à la source

Se pose ensuite la question de l’instrument : clavecin ou piano ? Aborder Bach au clavecin, c’est retourner à la source. Bien sûr, de nombreuses sublimes interprétations sur piano moderne existent, et nul doute que le son de cet instrument peut paraître plus immédiatement séduisant à l’oreille que le son piquant, métallique et acéré du clavecin.

Mais, quand c’est un maître du clavecin comme Andreas Staier qui joue sur un superbe instrument, une copie d’un clavecin de Hieronymus Albrecht Hass de 1734, fabriqué par Anthony Sidey et Frédéric Bal à Paris en 2004, on ne peut être que conquis par la virtuosité, la profondeur et la poésie déployées dans ce chef-d’œuvre de Bach. 

Cet enregistrement nous transporte dans un univers d’une richesse sonore inouïe, grâce aux sonorités exceptionnelles du clavecin choisi par Andreas Staier ainsi que par le jeu chatoyant, profond et poétique du claveciniste. En l’écoutant, on atteint à l’harmonie éternelle décrite par le poète allemand Goethe à propos de la musique du Clavier bien tempéré : “Je me disais : c’est comme si l’harmonie éternelle conversait avec elle-même, comme cela pourrait s’être produit au sein de Dieu, peu avant la création du monde. C’est ainsi que cela remuait en mon for intérieur, et il me semblait que je ne possédais pas d’oreilles, et encore moins d’yeux, et pas d’autre sens, dont je n’avais nul besoin.”

On ne peut être que conquis par la virtuosité, la profondeur et la poésie déployées dans ce chef-d’œuvre de Bach. 

Pourquoi on aime ?
  • Pour se perdre dans les entrelacs des préludes et fugues
  • Pour la magnificence des sonorités déployées par Andreas Staier
C’est pour qui ?
  • Les admiratrices et admirateurs de la musique du Cantor de Leipzig
  • les curieux qui n’ont jamais écouté du clavecin et souhaite découvrir cet instrument
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