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A la Philharmonie de Paris, la Passion selon Philippe Herreweghe

COMPTE-RENDU – À l’approche des célébrations de Pâques, la Philharmonie de Paris a invité le chef d’orchestre belge Philippe Herreweghe et le Collegium Vocale Gent pour une performance lumineuse de la Passion selon Saint Matthieu de Bach.

Dans nos sociétés déchristianisées, à la période de Pâques, on se presse désormais davantage dans les temples modernes de la culture, tels que la Philharmonie de Paris, que dans les églises.

Ainsi, lundi 4 avril, une semaine avant les célébrations de la Semaine sainte, la grande salle Pierre-Boulez était comble pour écouter religieusement la Passion selon Saint Matthieu de Johann Sebastian Bach, dirigée par un des grands maîtres de la musique baroque, Philippe Herreweghe.  

Exécutée pour la première fois en l’église Saint-Thomas de Leipzig, le Vendredi Saint de l’an 1727, la Matthaüs-Passion de Bach est sans doute un des oratorios les plus grandioses et intenses jamais composés. Ce drame lyrique destiné à être représenté sans aucune mise en  scène, ni costumes, ni décors, retrace les derniers moments de la vie de Jésus, depuis l’épisode de l’onction à Béthanie lors du repas du Christ chez Simon le Pharisien, jusqu’à sa mise au tombeau.

Philippe Herreweghe a pris le parti d’une lecture plus intime et sans emphase, ni ostentation

Ce récit des souffrances de Jésus est conçu pour inciter les croyants au recueillement et à l’humilité, ainsi qu’à chanter la gloire de Dieu.

© F. R.

Évangéliste saisissant

Face à cette œuvre monumentale, Philippe Herreweghe a fait le choix de donner une interprétation élancée, lumineuse et dépouillée de toute pesanteur. À la tête des musiciennes et musiciens et du chœur du Collegium Vocale Gent, l’ensemble baroque qu’il a fondé il y a un demi-siècle, le chef belge a transporté le public de la Philharmonie au cœur du mystère de la Passion du Christ.

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Sa lecture vive et dynamique, aux tempi relativement rapides, a en outre bénéficié de la participation de solistes remarquables, à commencer par Reinoud Van Mechelen. Dans le rôle de l’Évangéliste, il a dominé la soirée en donnant une interprétation saisissante, d’une grande humanité et d’une force dramatique intense. Face à lui, le baryton Florian Boesch incarne le Christ avec beaucoup de noblesse, d’émotion et une fragilité bouleversante.

Loin des interprétations hiératiques et fastueuses que l’on associe souvent à ce monument de la musique sacrée baroque, Philippe Herreweghe a pris le parti d’une lecture plus intime et sans emphase, ni ostentation, afin de mener les spectatrices et spectateurs vers un chemin de lumière.

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