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Study of the Invisible : Vanessa Wagner au sommet de son art

DISQUE – Study of the Invisible, le dernier album de Vanessa Wagner est un petit bijou : un condensé de piano intelligent et limpide autour du style minimaliste et de ses nouveaux représentants, Nico Muhly, Bryce Dessner, Carolin Shaw ou encore David Lang. Tout ce qu’on aime.

« Et toi, t’en penses quoi de Sofiane Pamart ? » Vous qui lisez ces lignes et qui aimez le piano planant des compositeurs minimalistes américains (Philip Glass, Terry Riley, etc.) ET le piano enveloppant de Debussy ET le piano tendre de Chopin et à qui l’on pose cette question, vous êtes coincés ! Ils sont nombreux, trompés par des commentateurs mal informés ou des services de streaming paresseux, à croire que Sofiane Pamart est un pianiste classique.

Inutile de leur expliquer les différences entre les compositions piano lounge de Pamart (dont nous nous réjouissons du succès, ce n’est même pas la question) et les partitions qui nous transportent, nous, amoureuses et amoureux du piano qualifié de classique. La structure, le contrepoint, la modulation, le toucher… la liste est longue.

Réconcilier tous les amateurs de piano

Ne vous battez pas et faites leur écouter un disque paru fin mars : Study of the Invisible de Vanessa Wagner est un bijou d’une belle intelligence et à la fois d’une écoute limpide qui réconciliera – on l’espère – tout le monde ! On vous a souvent parlé de cette pianiste : que ce soit pour son duo en 2021 avec son collègue Wilhem Latchoumia pour This is America! comme pour ses explorations avec le chorégraphie de Yoann Bourgeois autour de son disque solo Inland (2019).

Vanessa Wagner a une plus que solide formation de piano, un long cheminement dans l’interprétation des maîtres, de Debussy à Mozart en passant par Liszt, Schubert, Ravel et Clementi (Certains de ses enregistrements sont à retrouver au label La Dolce Volta).

Vanessa Wagner réconcilie tous les amateurs de piano

Des compositrices minimalistes

En parallèle, l’un nourrissant l’autre, elle a défendu bec et ongles le répertoire minimaliste (encore une belle étiquette dont on aimerait se passer mais bon…). D’abord avec Arvo Pärt et Philip Glass mais bien vite avec la jeune génération des minimalistes, comme Nico Muhly, Bryce Dessner, Pēteris Vasks, etc.

Dans Story of the Invisible, elle nous fait découvrir de nouveau noms, notamment ceux de compositrices contemporaines et on adore ça. Caroline Shaw d’abord, dont Vanessa Wagner livre une version de Gustave Le Gray délicatement embrumée ou encore encore Rain de Suzanne Ciani, qui ouvre l’album : une musique qui salue à la fois Debussy et la musique de film.

On écoutera dans la foulée, la piste 4, Spartan Arcs de David Lang, compositeur qui avait signé la superbe B.O. de Youth (La Giovinezza) de Paolo Sorrentino. Ce répertoire, que Vanessa Wagner est pratiquement la seule pianiste « classique » à aborder, à de quoi faire pâmer les amateurs de Pamart !

Pourquoi on aime

  • Pour le travail de découverte magnifique de Vanessa Wagner. On aimerait citer tous les compositeurs de cet album : Moondog, Ezio Bosso, Melaine Dalibert, Julia Wolfe…
  • Pour un piano au toucher subtil et intelligent, à qui ont pardonne d’abuser un peu trop de la pédale et de la réverbération du son.
  • Parce qu’on voudrait que Vanessa Wagner se donne les moyens de remplir elle aussi des Arena pour avoir le prétexte de changer trois fois de tenue en quarante-cinq minutes de concert…

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Vanessa Wagner, Study of the Invisible, InFiné

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