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Le violoncelle d’Anastasia Kobekina voyage dans le temps

DISQUE – Anastasia Kobekina voyage dans le temps et propose dans son nouvel album Ellipses un dialogue entre musique moderne et baroque.

On l’avait bien senti lors de notre Interview perchée en 2021 : Anastasia Kobekina a un grain. Même deux. Un sympathique grain de folie et un grain de son admirable quand elle fait chanter son violoncelle. Cette combinaison transpire magnifiquement dans Ellipses, son premier disque avec le label français Mirare.

La violoncelliste russe vivant entre Paris et Berlin, a voulu signer un album portrait. Ellipses propose onze pistes d’époques et de styles différents qu’elle joue tantôt sur violoncelle baroque tantôt sur violoncelle moderne. Les unes se répondent aux autres comme ces quatre Siciliennes écrites par des compositeurs et compositrices de l’époque baroque comme Luigi Boccherini, Williem de Fesch (des disciples de Haendel) ou encore Maria Theresia von Paradis (contemporaine de Mozart)… mise en écho avec la Sicilienne romantique de Gabriel Fauré en 1898.

Anastasia Kobekina pousse certains sons au bord de la rupture mais ne chute pas : l’auditeur retient son souffle et n’en est que plus heureux de poursuivre l’écoute.

Aller-retour vers le futur

Et la Sonate pour violoncelle et piano de Claude Debussy présente plus que jamais son visage baroque car « Claude de France » comme il aimait signer veut y saluer ses ancêtres les compositeurs Couperin, Rameau, etc. De même La Folia composée en 2021 par Thierry Escaich, né en 1965, prend la suite de Debussy dans ce jeu d’aller-retour vers le futur. Ou encore, le Détail pour violoncelle et clavecin de Jules Matton, jeune compositeur français.

On pourrait ajouter à cette liste la Gallardo pour violoncelle et tambourin écrite par le père d’Anastasia, Vladimir Kobekin, dont elle nous parlait avec passion lors de son Interview perchée.

 À LIRE ÉGALEMENT : L’Interview perchée #33 d’Anastasia Kobekina

Anastasia Kobekina est accompagnée, selon les morceaux, par le claveciniste Emmanuel Arakélian, le pianiste Vincent Boccadoro, le guitariste Thibault Cauvin ou encore le percussionniste Tristan Pereira. A chaque duo, elle brille par son intelligence musicale et sa capacité à apporter sa touche, son grain de folie. Elle pousse certains sons au bord de la rupture mais ne chute pas : l’auditeur retient son souffle et n’en est que plus heureux de poursuivre l’écoute.

Quant au grain de son violoncelle il est tout simplement captivant. Anastasia Kobekina a suivi une formation internationale, travaille ici la puissance émotionnelle du grain rugueux de l’école russe et l’agilité fine de l’école française.

Pourquoi on aime :

  • Pour la superbe Bacchiania brasilleras de Villa-Lobos ! avec le guitariste Thibault Cauvin, qui nous reste dans la tête depuis qu’on a écouté l’album
  • Pour la personnalité étonnante d’Anastasia
  • Pour la découvre de plein de pièces et les retrouvailles avec d’autres

Vous aimerez aussi :

Retrouvez-la en concerts : le 15 juillet aux Estivales de Musique en Médoc, le 18 juillet au Festival Radio-France, le 25 et 26 au Violon sur le sable à Royan

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